6 Heures du Vigeant 4ème manche de la coupe de France d'endurance 29/20 Sept 2003 | 6/10/2003 |
Cette fois, nous ne faisons que frôler le Podium, ah ... on prend vite des habitudes ! ! 
D'abord, les résultats. Plus bas, le compte-rendu (par Laurent Termeau).
Classement de la manche du Vigeant
| Classement CATEGORIE TWIN Saison 2003
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Voilà comment ça c'est passé ce week-end du 20/39 Septembre.
Arrivés tôt le Jeudi après-midi, les installations commencent avec les brillants représentants du team Hexagone Endurance : Isabelle Hoffmann et son homme Michel Clouet. Ca va bon train et nous avons tôt fait d'arriver à l'apéro. C'est précisément ce moment que choisi mon "concubin de selle" (Copyright de M'sieur Ginisty lui même), Eric Ginisty pour arriver sur le paddock et procéder aux installations qui nous conduisent finalement à un excellent dîner et d'une bonne nuit.
Dès le lendemain, les essais libres peuvent commencer ainsi que les vérifications Administratives et Techniques d'usage. La veille j'avais pris soin de regarder les feuilles de temps de la dernière manche de Protwin à laquelle j'avais participé plus tôt cet été. J'avais roulé en 1'49" et des poussières, donc, raisonnablement, je me fixe comme objectif de rouler en 1'54" lors de ma 1ère séance, pour améliorer en seconde vers 1'52" de sorte que je puisse tutoyer les 1'50" lors des qualifs et peut-être même égaler mon chrono de la manche de Protwin.
Et bien ... que né ni ! Infoutu de descendre en dessous de 1'53". Ce sera d'ailleurs mon meilleur temps durant les séances qualificatives. De la même manière, Eric tourne autour de 1'54". Nous partons donc en 38ème position sur la grille. Autant dire que ça n'est pas l'idéal ! Mais bon, maintenant que nous sommes rôdés, rien ne nous fait peur, nous savons qu'il nous est possible de faire le podium des Twins malgré tout de la même manière que nous l'avons fait à Dijon où nous sommes partis 32ème pour finir 14ème au Scratch et 2ème des Twins ... Don, on y va.
Euh ... z'auriez pas un radiateur d'huile ?
Si vous connaissez Eric, vous savez combien il est méticuleux avec sa mobylette italienne. Et bien malgré ça et malgré le passage chez Peter Clark - Esprit-Racing, la mobylette en question nous a donné tu fil à retordre durant tous les essais. En effet, après chaque séance, le bac récupérateur et le moteur étaient maculés d'huile. Le radiateur fuyait définitivement trop pour espérer faire une endurance de 6heures ainsi. Nous voilà donc en quête d'un radiateur d'huile sur le padock. Sauf que ce week-end, y avait tellement de japonaiseries, qu'il nous a été iumpossible de trouver un team avec un radiateur de ce type. Nous voilà donc en train de passer des coups de fils à Tours, à Saint-Jean d'Angély, à Angoulème, à Limoges, bref, dans toutes les villes alentour pour essayer de trouver un concessionnaire qui aurait la pièce. Rien !
Rien, jusqu'à ce qu'un adorable propriétaire d'une Ducati 996 de route installé avec l'équipage des frères Colin, accepte que nous dépouillions ça belle machine rouge et verte pour lui chaparder le radiateur. Vous imaginez ? vous faire dépouiller votre moto préférée par un couple de furieux prêts à tous pour aller faire une course ? refusant l'abandon comme des teignes ? Et bien oui, il l'a fait. Nous l'avons sincèrement remercié, je renouvelle d'ailleurs ici ces remerciements. Sans lui nous nous arrêtions aux séances qualif ....
...
D'un commun accord je prends le départ. Je réalise l'exercice de manière exceptionnelle lors du départ pour les tours de chauffe. Mais je réussi un peu moins bien lors du vrai départ. Mais peu importe, la pratique des courses de vitesse, soit en Protwin soit en Coupe Ducati m'ont donné l'habitude des bagarres de début de course : se faufiler, frôler, toucher parfois, s'infiltrer, accélérer quand le voisin freine, sacrifier la trajectoire pour avoir une demi-roue d'avance, impressionner autant qu'il est possible de le faire, bref, batailler. Car là, cher lecteur assidu, on en gagne des places, et par poignées syouplait ....
Premier relais : Belle remontée, mais ....
Je pars donc pour 1h20 de course, durée que nous avons estimée maximum compte tenu de la capacité du réservoir et du calcul de consommation que nous avons fait durant toutes les séances d'essais.
Je profite de cette mention pour féliciter ici, publiquement, le duo Gilbert/Michel pour la parfaite assiduité à l'exercice de gestion d'essence / conso / ravitaillement. C'est simple : c'était parfait ! et au petits oignons.
Tout semble bien se passer donc puisque je suis remonté 20ème en partant de la 38ème place. Oui mais... A 2 tours de la fin de mon relais, voilà que le levier de frein avant devient mou comme un chamalo ! Arghhhh... c'est pas vrai me dis-je, j'ai dû faire quelque chose de travers en sortant du "Trop Tard", et j'arrive au double gauche, juste avant la sortie des Stands. Je réessaie et en effet c'est tout mou. Oui, sauf que je viens de passer la sortie des stands ... donc, pas possible de rentrer maintenant. Sauf que, si en réessayant de nouveau ça ne freine vraiment pas, je ne peux raisonnablement pas continuer comme ça. D'autant que ce circuit du Vigeant a connu son lot d'accidents mortels précisément dans des cas de freinage inexistants. Pas trop envie. Alors dans la ligne droite des stands, je lève le bras me souvenant d'une remarque faite par la direction de course lors du briefing : Si un problème technique intervient dans la ligne droite des stands, on peu renter au stand en empruntant la Pit-Lane à pieds. C'est quand même mieux que faire le tour au ralenti avec le risque de se prendre un bac à gravier ou l'herbe verte de la vienne. Alors je rentre au stand. 2 membres du team sont déjà là pour m'aider à pousser la moto jusqu'au stand (qui est à l'autre bout, naturellement).
J'arrive, j'explique, on regarde. Et rien. Tout est ok, les plaquettes, les étriers, le maître cylindre. Pas de fuite, pas de gouttes. Tout est OK. Ils doivent se dire que je débloque et que je suis devenu fainéant au bout de mon relais. Sur ce, Eric décide de partir pour son relais après avoir ravitaillé. Il va aller molo durant les premiers tours.
Et bien net-net, il roule et ça marche. Et c'est dans une parfaite régularité qu'il accomplit lui aussi son premier relais (parti de la 40ème place ...).
Très vite arrive mon second relais, Eric est remonté vers les 32ème. Il s'est pas mal énervé car il a fait des chronos en 1'53". Temps qu'il n'avait pas pu atteindre durant les qualifs.
Mon second relais se passe plutôt bien, même si je connais de nouveau ce problème de freins chamalos. Sauf que cette fois, je décide de ne pas m'arrêter et de continuer tranquille en pré-testant le frein avant à chaque freinage. Au bout de 5 ou 6 tours, le frein redevient normal et je peux remettre la gomme. Les concurents que j'avais d'abord doublé, qui m'ont en suite redoublés et que j'ai repassés en suite ont du se demander ce que j'étais en train de faire sur cette piste ! .
La N°43, premier point de mire
AU classement général du championnat, un équipage en Twin nous devance de 4 points. Isabelle,, notre team Manager nous avait déjà alertée sur ce point et nous avait donné comme première consigne de le dépasser. Euh, non, de le griller. Euh, en fait, non, de le pourrir grave, car il fallait qu'on lui reprenne au moins ces 45 points pour le dépasser au classement final du championnat.
Dès sont relais Eric avait déjà dépassé cet équipage de qualques places. Et lors de nos relais suivants, nous les avons suffisamment distancés pour ne plus rien craindre d'eux.
Pour Info, l'équipage 43 roule en Aprilia RSV 1000
La 16, deuxième point de mire !
Durant le dernier tier de la course alors qu'éric était en train de réaliser son second relais, les choses devenait plus tangibles, plus palpables : Nous étions positionnés 4ème des Twins, 22ème au scratch. Il nous fallait aller griller l'équipage Numéro 16 doté d'une machine strictement semblable à la nôtre : une Ducati 996 SPS. Nous avions près de 2 tours de retard. Notre stratégie de ravitaillement optimisé devait pouvoir nous aider si, et seulement si, ils ravitaillaient une fois de plus que nous ou bien s'ils changeaient ne serait-ce qu'un pneu.
Au moment de prendre mon dernier relais, la mission était donc simple : Aller au bout, et, si possible dépasser l'équipage N° 16. Tous mes efforts n'auront pas suffit. Nous terminons à quelques dizaines de secondes derrière la N° 16 (40 secondes environ). Dommage, le podium n'était pas très loin ... Mais bon, nous avions fait ce qu'il fallait pour distancer l'équipage N° 43, nous avions assuré la 3ème place des Twins au championnat. Pas si mal en fait, 3 courses sur les 4 que comportait le championnat.
Laurent Termeau
Site du team Hexagone endurance http://www.hexagone-endurance.com